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Programme Info-smog hivernal pour les régions du sud du Québec

 

Une prévision quotidienne de qualité de l'air

Le programme de prévision quotidienne de qualité de l'air permet de vous informer sur les concentrations prévu d'ozone troposphérique et des particules fines de diamètre inférieur à 2,5 micromètres. La prévision est classée selon trois niveaux distincts : qualité de l'air bonne, acceptable ou mauvaise. La prévision est disponible à tous les jours sur la page Prévision. Lorsque la qualité de l'air est prévue mauvaise, un avertissement de smog est transmis au grand public via les médias.

Lorsque la prévision de qualité de l'air est prévue mauvaise, les messages comportent un volet santé destiné tout particulièrement aux personnes à risque, ainsi que des suggestions de gestes pratiques pouvant être posés afin d'empêcher une dégradation de la qualité de l'air.

Le programme débute le 1er novembre 2011, pour se terminer le 17 avril 2012. Les régions couvertes sont illustré à la figure suivante. La prévision est disponible deux fois par jour à tous les jours à partir de 05h00 AM le matin et à 15h00 PM en après-midi afin de vous informer sur les conditions de qualité de l'air.

régions Info-Smog

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Contexte

La pollution atmosphérique suscite de plus en plus d'inquiétudes auprès de la population. À l'heure actuelle, plusieurs dizaines de milliers de tonnes de polluants sont rejetées dans l'air partout à travers le monde. Les médias ne cessent de nous le rappeler. Personne ne peut rester indifférent à la pollution atmosphérique car les conséquences sur l'environnement et la santé sont palpables.

Plusieurs croient que la pollution atmosphérique au Québec n'est qu'une problématique estivale. Or, ce n'est pas le cas. Durant la période hivernale, la qualité de l'air peut, comme en été, se dégrader. Les niveaux de pollution peuvent même dépasser à l'occasion les normes pancanadiennes pour certains polluants. Les principaux polluants sont expliqués au prochain point.

Quelles sont les causes de telles situations? Sous certaines conditions météorologiques particulières, les basses couches de l'atmosphère se comportent comme un couvercle. Les polluants provenant de diverses sources se font emprisonner et demeurent donc près du sol, contribuant ainsi à la détérioration de la qualité de l'air.

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Les types de polluants

Durant l'hiver, l'air peut être chargé de plusieurs types de polluants provenant de sources diverses dont le chauffage au bois, le transport routier, la pollution transfrontalière (provenant des autres provinces et/ou pays), l'industrie, etc. À titre d'exemple, lors de la combustion du bois de chauffage, la quantité de polluants émis dépend de la qualité de la combustion. Une flamme vive se traduit par une combustion beaucoup plus complète et rejette donc moins de polluants qu'un feu vacillant d'où s'échappe une grande quantité de fumée grise. Le même principe s'applique dans le cas des autres combustibles fossiles. Une voiture dont la mise au point se fait de façon régulière aura une combustion beaucoup plus efficace et par conséquent émettra moins de polluants.

Parmi les principaux polluants présents dans l'air pendant la période hivernale, il y a les particules fines (PM) qui sont en fait de minuscules poussières d'un diamètre inférieur à 10µm (micromètre). C'est deux fois plus petit qu'un cheveu humain! La majeure partie des particules émises par la combustion sont même d'un diamètre inférieur à 2,5µm.

Une autre catégorie de polluants englobe les composés organiques volatils (COV). Les composés organiques volatils sont, comme leur nom l'indique, des substances hautement volatiles. Ils sont très nombreux et très variés. Dans la grande région de Montréal, ce sont plus de 166 de ces composés qui sont mesurés dont six présentent des risques plus importants pour la santé (RMQA, 1998, p. 205). Un bon exemple de COV sont les émanations provenant de l'essence ou de solvants.

Une combustion incomplète de l'essence et du bois dégage aussi des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Ceux-ci englobent quelques centaines de composés individuels.

Enfin, une combustion incomplète de l'essence ou du bois dégage du monoxyde de carbone (CO). Le CO est un gaz incolore et inodore, hautement toxique.

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Les effets de la pollution

- Effets sur la santé

- Les particules fines (PM)
Bien que les relations entre les concentrations de pollution atmosphérique et la santé ne soient pas complètement établie, il est quand même possible d'avancer que les risques existent. Par exemple, les particules respirables d'un diamètre inférieur à 2,5µm sont microscopiques. De surcroît, la majorité des PM rejetées par le chauffage au bois sont plus petites qu'un micromètre (1µm). Lors de la respiration, elles peuvent se loger très profondément dans les poumons, là où se font les échanges gazeux (RMQA, 1998, p. 243).

La présence de ces particules microscopiques est souvent synonyme d'affections du système respiratoire, d'irritations et d'asthme. À des concentrations élevées, il peut y avoir aggravation des maladies cardiorespiratoires et même des mortalités hâtives. Selon le rapport sur la pollution atmosphérique et ses impacts sur la santé et l'environnement dans la grande région de Montréal, « des données récentes suggèrent que l'exposition à court terme à des particules inhalables [...] à des niveaux inférieurs aux normes américaines en vigueur [...] est associée à des taux de mortalité et d'hospitalisation accrus un ou deux jours après l'exposition » (Ostro, 1993; Dockery et Pope, 1994; Schwartz, 1994c in RMQA, 1998, p. 193).

- Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)
Environ une douzaine de HAP sont considérés comme étant des agents cancérigènes probables chez l'humain. Une forte exposition peut causer un cancer des voies respiratoires, un cancer des voies digestives et même un cancer cutané (RMQA, 1998, p. 239).

- Les composés organiques volatils (COV)
Les composés organiques volatils peuvent causer des irritations des yeux et du système respiratoire ainsi que des maux de tête. Certains COV, tout comme les HAP, sont cancérigènes. Le benzène, par exemple, peut causer la leucémie chez les gens fortement exposés. (RMQA, 1998, p. 217).

- Le monoxyde de carbone (CO)
Le monoxyde de carbone est un gaz sournois car incolore et inodore. Il est hautement toxique et peut provoquer des maux de tête, des nausées, des étourdissements, et une aggravation de l'angine chez les personnes ayant des problèmes cardiaques. (CUM, 2000 (fiche 5))

 

- Effets sur l'environnement

Si la combustion du bois de chauffage ou des combustibles fossiles était parfaite, seulement du dioxyde de carbone (CO2), de l'eau et un peu d'oxyde d'azote et de souffre seraient émis dans l'atmosphère. Malheureusement, ces conditions idéales ne sont jamais atteintes.

Durant l'hiver, plusieurs composés et particules s'accumulent dans la neige au sol. Lors de la fonte printanière, ces polluants sont entraînés vers les égouts pluviaux, les cours d'eaux, les sols, etc. et contaminent notre environnement.

D'un point de vue environnemental, des niveaux élevés de particules en suspension (PM) dans l'air ont pour effet de réduire la visibilité. De plus, les particules en suspension sont synonymes de poussières et se comportent donc de la même façon. Cela se traduit par de la souillure sur les infrastructures. L'état des fenêtres de la maison au printemps est un bon exemple de l'accumulation de la pollution hivernale. Le sel de voirie qui adhère sur les voitures est un autre exemple.

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En somme...

Le romantisme d'un beau feu de foyer, le parfum subtil du bois qui brûle cachent en fait une toute autre réalité. La fumée rejetée par les cheminées contient des centaines de composés qui ont tous des effets plus ou moins nocifs sur la santé et l'environnement. S'ajoutent d'autres sources, notamment les autres formes de chauffage, base de combustible fossile, le transport routier et l'industrie.

illustration
Illustration : Alain Reno

Les particules respirables, les composés organiques volatils et les hydrocarbures aromatiques polycycliques se logent très loin dans les poumons et peuvent même se mêler au sang lors des échanges gazeux. Suite à des recherches concernant la pollution atmosphérique durant la saison hivernale, certaines conclusions sont évocatrice du problème. Dans certains quartiers résidentiels, les concentrations de polluants atmosphériques dépassent souvent les seuils acceptables pour la santé.

 

 

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Bibliographie

Bonvalot, Y., C. Gagnon, M. Benjamin, A. Germain, T. Dann, (2000). Campagne d'échantillonnage sur le chauffage au bois - Hiver 1998-1999, Rapport d'étude, 77 pages.

Communauté urbaine de Montréal, (2000). Chauffer au bois, http://www.cum.qc.ca/cum-fr/air-eau/chauairf.htm.

Environnement Canada, (1999). La qualité de l'air en milieu urbain - un sujet brûlant, Science et environnement : Bulletin, Numéro 10.

Environnement Canada, (2000). Réussites dans la region de l'Ontario : Tex McLeod, gestionnaire de la Hearth Products Association of Canada (HPAC), http://www.on.ec.gc.ca/success-stories/on/tex-f.html.

The Hearth Products Association of Canada, (2000). Operation Burn Clean, http://www.woodheat.org.

NEIPTG, (1997). Rapport d'un sondage à propos de l'émission et l'utilisation du chauffage au bois par les Canadiens.

Regroupement montréalais pour la qualité de l'air, (1998). Pollution atmosphérique et impacts sur la santé et l'environnement dans la grande région de Montréal, rapport, 355 pages.


 

 
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